Notre système de santé a été organisé depuis 1945 pour le traitement des maladies aiguës alors que 63 % de nos dépenses de santé concernent aujourd’hui les maladies chroniques (diabète, maladies cardiovasculaires, dépression…). Celles-ci sont insuffisamment dépistées et suivies, avec des complications entraînant des hospitalisations, dramatiques et très coûteuses pour le service public de la santé.
Il y a clairement en France un besoin urgent de plus de prévention, dans un contexte où par ailleurs l’activité physique, la nutrition, la gestion du stress et du sommeil sont pleinement reconnues à la fois comme déterminants majeurs de santé, et dans la prise en charge complémentaire des pathologies de longue durée et de leurs facteurs de risque. Le problème aussi est que ces pathologies touchent plus souvent les personnes précaires, qui ont tendance à reléguer la santé au second plan de leurs préoccupations à cause de leurs problèmes financiers, entraînant ainsi une spirale négative précarité-maladies chroniques.
Alors comment favoriser l’accès de tous à une meilleure santé et qualité de vie, malgré une situation de plus en plus précaire pour nombre de nos compatriotes ? Que faudrait-il transformer dans le financement public de la santé pour mieux prendre en charge la prévention et l’éducation à la santé ? Quel rôle pour le secteur privé ? Comment innover dans le mode de financement de la prévention ?

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Programme colloque 2015