ACCUEIL LORS DU COLLOQUE EDUCATION PRÉVENTION SANTE 2014 :

OUVERTURE : Docteur Jean-Michel LECERF, Chef du service nutrition Fondation – Institut Pasteur de Lille

Lecerf
« Nous remercions Madame Bernadette Laclais qui nous accueille dans cette salle magnifique.

Trois acteurs sont parties prenantes dans l’organisation de cette journée, puisque cette année nous a rejoints Coopération santé, association loi 1901 visant à améliorer la coopération entre tous les acteurs de système de santé, et présidée par Monsieur Alain Coulomb. Le deuxième acteur est la fondation d’entreprise Pileje qui travaille à l’’éducation pour la santé dans toute la France depuis plusieurs années. Elle a des activités d’éducation, de formation et de sensibilisation aux préoccupations de santé particulièrement dans le domaine de l’alimentation… »

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PROPOS INTRODUCTIFS : Bernadette LACLAIS, députée de Savoie

BernadetteLaclais

« Actuellement, nous sommes en deuxième lecture du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale à la Commission des Affaires sociales (PLFSS). Un certain nombre de mes collègues qui siègent à la Commission des Affaires sociales ne peuvent donc pas être présents ce matin pour cette raison. Par chance, la salle est à un couloir d’ici, je pense que vous aurez des collègues qui pourront partir quelques minutes pour venir vous saluer .Le professeur Touraine, Gérard Bapt, ainsi que d’autres parlementaires interviendront cependant, notamment Monsieur Barbier. Nous sommes ici pour poser les questions, réfléchir ensemble et tenter d’apporter des solutions… »

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SESSION 1 : ENTRE LA CONSCIENCE D’HABITUDES DE VIE FAVORABLES A LA SANTE ET LA RÉALITÉ DES COMPORTEMENTS : UN VÉRITABLE FOSSE

Pourquoi les Français ne changent pas ou pas assez ?

Changer pour quoi faire ? Docteur Jean-Michel LECERF, Chef du service nutrition Fondation – Institut Pasteur de Lille

Lecerf

« Merci beaucoup, Madame Laclais, pour cette introduction qui m’inspirait cette idée que la santé ne se décrète pas mais que pour autant vous pouvez y contribuer beaucoup par les projets de lois et les décrets qui découleront de la loi. Changer pour quoi faire ? Je commence par les changements « hors-sol ». C’est tout à fait à la mode, beaucoup de choses sont hors-sol aujourd’hui ! Quand je lis dans le Lancet -une revue médicale américaine très réputée- des phrases comme celles-ci: « Ça y est, on a trouvé, si on réduisait le tabac, l’alcool, le sel, si on mangeait mieux, si on bougeait plus, on épargnerait 37 à 42 millions de vies. ». Cela me fait un peu penser à ces chercheurs dans leur tour d’ivoire qui sont un peu hors-sol… » 

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Chez les patients, quels freins psychologiques aux changements? Dr Stéphane Clerget, médecin psychiatre et pédopsychiatrie (Hôpital de Cergy-Pontoise)

StephaneClerget

« Je vais parler des freins psychologiques, non ceux de mes confrères par rapport à la loi santé, je n’ai pas été sollicité pour cela, mais par rapport aux changements, aux mauvaises habitudes, qui ne sont pas seulement des mauvaises habitudes alimentaires. Le professeur Lecerf l’a dit, maigrir, ou en tout cas changer ses habitudes, ses mauvaises habitudes alimentaires, cela demande des efforts. C’est difficile. Et les freins psychologiques au changement apparaissent dès l’enfance. Maigrir par exemple, c’est changer de peau et nous n’avons pas tous la capacité des serpents prêts à muer. »

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Médecins et pharmaciens, quels rôles peuvent-ils jouer ?

– Eric MYON, Docteur en pharmacie, secrétaire général de l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF)

EricMyon

« Merci de permettre à un pharmacien de s’exprimer sur le rôle de la profession dans la prévention et la prise en charge du patient « acteur de santé ». C’est pour moi important. La première question est :« les Français acteurs de la santé : un changement de paradigme ou une évolution naturelle ? ». Je n’ai pas la réponse, mais je vais évoquer le rôle possible du pharmacien et sa place dans la prise en charge du patient acteur de santé dans la prévention. Le patient acteur de santé, cela peut très bien être nous : comment prévenir la survenue d’une pathologie, comment améliorer sa santé? « 

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– Josselin LEBEL, Médecin généraliste, chef de clinique de médecine générale, Paris

JosselinLebel

« Je suis donc médecin généraliste, mais je ne suis pas certain d’être totalement représentatif de l’ensemble de ma profession, car j’exerce au sein d’un pôle de santé pluriprofessionnel qui est encore actuellement un mode d’exercice minoritaire. Dans ce cadre, je suis membre du conseil d’administration de la Fémasif (Fédération des maisons et pôles de santé d’Ile de France). Je suis également enseignant au département de médecine générale de l’université Paris-Diderot, et chargé de missions pour le centre de ressources en soins primaires de la Haute Autorité de Santé (HAS). »

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 Y a-t-il des leviers sociologiques pour faire évoluer les habitudes de vie ? Jean-Pierre CORBEAU, Professeur de Sociologie à l’université François Rabelais de Tour

JPCorbeau

« Je suis professeur émérite, de sociologie de l’alimentation et vous parlerai de l’évolution des habitudes alimentaires. On distinguera d’une part le « triangle du manger » que je vais vous expliquer et d’autre part les « identités alimentaires » qui correspondent aux trois répertoires alimentaires que constituent nos habitudes alimentaires. Le problème des changements d’habitudes alimentaires entraîne le problème de la transformation de l’identité. Ce n’est pas négligeable. »

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Y a-t-il des facteurs économiques à prendre en compte ? Pierre-Yves GEOFFARD, Directeur de recherche au CNRS, professeur à l’Ecole d’Economie de Paris et directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS)

geoffard

« L’approche économique est, dans une certaine mesure, un peu pragmatique. Pour un objectif social donné, on peut s’interroger sur ce qui va modifier les comportements, dans le sens d’un progrès, pour aller vers de comportements plus favorables à la santé. Cet objectif social étant donné, on s’interroge sur ce qui marche, comment essayer d’atteindre cet objectif ou, telle ou telle mesure va-t-elle dans le bon sens ? On ne cherche pas nécessairement à expliquer tous les comportements dans leurs infinies diversités. On cherche à se poser la question, telle mesure vat-elle marcher, avoir tel impact ? « 

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Quels engagements les parlementaires peuvent-ils prendre ? Jean-Louis Touraine, député PS du Rhône, professeur de médecine

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« Vous l’avez déjà évidemment tous perçu, on ne sait pas, en France, vendre à la population son bien le plus précieux qu’est la santé. Les publicités savent évidemment nous faire changer nos derniers postes de télévision, nos portables et autres outils quotidiens, mais nous faire valoir les conditions de vie qui nous maintiennent en bonne santé, cela apparaît beaucoup plus difficile. C’est bien sûr très dépendant du fait que tous nos comportements, toutes les conditions de risques que nous affrontons ne sont pas gouvernées par la seule raison »

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Débat : changer ses habitudes de vie : de la théorie à la pratique ? 

Témoignages : Alain OLYMPIE, Directeur de l’AFA (association François Aupetit) et Jean-Luc PLAVIS, Secrétaire général de l’Association François Aupetit, délégué général RéMéDié

OlympieFlapie
« Alain OLYMPIE : Je suis directeur de l’association François Aupetit (afa), association nationale reconnue d’utilité publique qui soutient les personnes souffrant de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI maladie de Crohn et recto-colique hémorragique) et leurs proches. Depuis ce matin on nous parle du bien-manger, c’est dire si nous sommes concernés […] Jean-Luc PLAVIS : J’ai une maladie de Crohn avec une forme sévère et résistante depuis maintenant 27 ans. Il y a 27 ans j’avais un avenir prometteur puisque je travaillais dans la restauration, à Paris, à Londres, avec des maîtres cuisiniers, des meilleurs ouvriers de France. Et puis la maladie m’est tombée dessus…  »

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Témoignages : Docteur Jean-Louis BUSSIERE, Cardiologue, vice-président du groupe exercice, réadaptation et sport à la Société Française de Cardiologie et Alexandre VAUTHERIN Patient cardiaque en réadaptation

BussiereVautherin

« Dr Jean-Louis BUSSIERE : Nous allons poursuivre sur les maladies chroniques, mais à épisodes aigus. Les maladies cardiovasculaires restent les premières causes de décès non seulement en France, mais dans le monde.[…]

Alexandre VAUTHERIN : Bonjour à tous. Je vais vous raconter mon histoire. J’ai 33 ans, j’ai fait un infarctus en juin dernier. Je me baladais tranquillement, et j’ai eu une douleur au niveau du thorax. J’ai été pris en charge dans un hôpital pas très loin de chez moi, où j’ai subi une intervention, une coronarographie. On m’a posé deux stents… »

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SESSION 2 : ACTIONNER LES LEVIERS DU CHANGEMENT ET LES MAINTENIR DANS LA 
DURÉE

La loi de santé publique, discutée début 2015 au Parlement, donne une large place à la prévention. Quelles sont concrètement les actions prévues par la loi dans ce domaine ?

Martine DUCLOS, Professeur des universités – praticien hospitalier, chef de service des Médecins du Sport au CHU de Clermont-Ferrand, endocrinologue et physiologiste

Duclos

« Compte-tenu du thème qui m’était proposé, et n’ayant pas l’habitude de lire des lois ni de les interpréter, je me suis plongée dans le texte du futur projet de loi. On lit que le système de santé français est reconnu pour son excellence au niveau national et international, mais qu’il repose sur le soin. C’est vraiment sa caractéristique. Or les objectifs du projet de loi santé 2015 sont de maintenir cette excellence du système de santé français face au défi du vieillissement et de l’augmentation des maladies chroniques. Ce projet repose sur trois grands volets, un relatif à la prévention, un autre relatif à l’accès aux soins et un troisième à l’organisation du système de santé. Je vais surtout axer sur le volet relatif à la prévention… »

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Pascal BEAU, Directeur de l’Espace Social Européen

Beau

« Quand vous dites à quelqu’un qu’il a une consommation à risques, s’il n’y a pas déjà de conséquences immédiates, il va évidemment ne pas en tenir compte. L’usager ou consommateur que nous sommes ne se projette pas suffisamment dans la durée pour ses comportements à risques. Si vous lui déclarez : « tu auras peut-être des problèmes dans 20 ans »…, cela le touche à peine, c’est hélas une posture classique en santé publique. Un risque différé n’est pas perçu comme tel ! »

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Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne, médecin, rapporteur du PLFSS

Bapt

« Je suis rapporteur du budget, des recettes et de l’équilibre des comptes. Les recettes. On me dit qu’il manque des recettes. Monsieur Barbier, mon confrère pharmacien, a expliqué lui aussi que l’on manque de moyens. Etre rapporteur de l’équilibre des comptes, de comptes en permanences déséquilibrés, vous voyez un peu la difficulté de ma tâche ! Qui plus est, je me vois ici attribuer le rôle de rapporteur de ce projet de loi, ce qui n’est pas le cas, et ce dont, après avoir entendu tout ce que vous avez dit, je me félicite ! »

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Jean-Pierre Barbier, député UMP de l’Isère, pharmacien, membre de la commission des affaires sociales

Barbier

« Bonjour à toutes et à tous, tout d’abord, toutes mes excuses de ne pas être présent cet après-midi avec vous pour ce colloque, je le regrette parce que, en tant que député, bien sûr, mais aussi en tant que pharmacien, je suis très investi sur ces questions de santé publique et j’aurais aimé partager ces quelques instants. Dans le texte de loi qui nous est présenté, il y a des points intéressants et d’autres qui méritent d’être discutés. »

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Promouvoir par l’exemple : des actions accompagnant l’individu dans sa volonté de changement

L’éducation thérapeutique: un vrai levier, Pr Patrick Jourdain, cardiologue, centre hospitalier René Dubos (Pontoise)

Jourdain

« Organiser toute une journée autour de l’éducation thérapeutique est une excellente initiative. Je vous rappelle que l’éducation thérapeutique, c’est acquérir et conserver les capacités et surtout les compétences. L’idée n’est pas juste de savoir mais de mettre en œuvre pour vivre de manière optimale avec sa maladie. L’idée est de se reconstruire. C’est un processus permanent, qui ne s’arrête pas à la porte de l’hôpital. En fait, l’éducation thérapeutique ce n’est pas que de la sympathie et de l’empathie. On peut être très sympathique sans être à l’écoute du patient. Ce n’est pas que de l’information qui est uniquement descendante : « faites ceci, faites cela. » « 

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La santé connectée, Sébastien Pascal, professeur agrégé d’éducation physique et sportive et fondateur de Biomouv

Pascal

« C’est un concept très actuel et en forte évolution C’est la mesure et le suivi en continu, par le patient, d’un certain nombre de marqueurs de santé grâce à des objets connectés. Il en existe une multitude : il y en a de plus en plus, quasiment un nouveau chaque jour. On a des tensiomètres, des glucomètres, des Impédancemètres, oxymètres cardio-fréquencemètre, glucomètres, podomètres et j’en passe ! On a parlé ce matin de la lentille connectée que Google prépare avec Novartis, on verra si elle sortira un jour. On a donc la possibilité, aujourd’hui, de mesurer un certain nombre de choses grâce à des objets, et de les transmettre directement sur les devices que l’on a quasiment tous aujourd’hui : les smartphones et les tablettes… « 

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De la réhabilitation à une médecine du mode de vie, une innovation « d’usage au service de l’homme », Matthieu DESPLAN, Pneumologue, groupe Fontalvie,

MathieuDesplan

« J’aimerais vous parler aujourd’hui de l’entreprise qu’a créé mon père il y a maintenant 23 ans, le Dr Jacques Desplan, entreprise privé dédiée à la santé de tous. Je suis fier d’appartenir à une entreprise privée qui a eu la volonté de développer et promouvoir le concept de réhabilitation des maladies chroniques par les thérapies non médicamenteuses. L’originalité et la légitimité que nous avons dans ce domaine a été acquise grâce au développement de projets de recherche et à des partenariats avec les unités de recherches (Inserm, …). Dans ce cadre, nous nous situons loin de l’éternel débat public/privé. »

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Débat : « L’actient », le patient, acteur de sa santé

Dr Jean-François Thébaut, membre du collège de la HAS

Thebault

« Je suis aussi cardiologue. Je m’exprime au nom de la Haute autorité de santé, et ce ne sont bien sûr pas des opinions personnelles que je vais vous transmettre. La Haute autorité de santé est une autorité à caractère scientifique indépendante. Elle aide les dirigeants à prendre des décisions. Elle a aussi pour mission d’aider l’usager à se guider dans le système de soin à partir d’un certain nombre de missions d’informations. Ces missions peuvent être l’édition de recommandations, de documents pour les patients ou bien l’information des usagers sur le système de santé et plus particulièrement sur les établissements hospitaliers.« 

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Michaël CHEKROUN, Carenity, 1er réseau social pour les patients et leurs proches

Chekroun

« Je suis le fondateur de Carenity, une communauté de patients en ligne qui s’adresse aux patients chroniques et leurs proches. Un phénomène nouveau émerge depuis une dizaine d’années environ : la mise en relation de patients et de proches de malades au sein de communautés en ligne. Cela a débuté en Amérique du Nord. Voici quelques chiffres qui concernent la France. 83 % des Français ont accès à Internet. Sept Français sur dix, plus de 45 millions d’individus, ont, un jour ou l’autre, recherché une information de santé sur le web, selon une étude commandée par le Conseil national de l’ordre des médecins. Internet est devenu la deuxième source d’information des Français, certes après le médecin, mais devant le pharmacien et les autres professionnels de santé, devant les magazines, des sources que l’on qualifiera de plus traditionnelles…« 

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Patrick NEGARET, Directeur de la Caisse primaire d’assurance maladie des Yvelines – directeur du déploiement Santé active

Negaret

« Je suis directeur général de la Caisse primaire d’assurance maladie des Yvelines, directeur du déploiement Santé Active. Nous sommes en plein dans le cœur du sujet puisque l’idée de l’assurance maladie était d’aider les assurés sociaux à devenir acteurs de leur santé. Il s’agit là exclusivement de prévention primaire, car nous menons d’autres actions dans le domaine des services en santé, sur le diabète par exemple avec Sophia ou dans le cadre du retour à domicile après une hospitalisation. Comment le concept s’est-il développé ? Cela date d’un certain nombre d’années. J’étais directeur de la Caisse de la Sarthe en 1998. L’idée très simple, qui paraît banale aujourd’hui, était d’aider les assurés à être acteurs de leur santé en agissant sur les déterminants de la santé…« 

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Jean-Michel RICARD, Co-fondateur du groupe associatif Siel Bleu

Ricard

« Merci beaucoup de nous avoir donné la chance de vous présenter Siel Bleu et son histoire. Je suis très heureux d’être à côté de la Haute autorité de santé, qui a officiellement écrit, il y a deux ans et demi, les recommandations dans le cadre de l’accompagnement des maladies chroniques avec une bonne activité physique comme une offre thérapeutique non médicamenteuse, mais essentielle. On espère que plus de recommandations de la Haute autorité de santé pourront être mises en place. Et je suis très honoré que Monsieur Negaret soit là, parce qu’il a lancé Santé active en 1998, en même temps que Siel Bleu… »

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